L’année 2016 sera la plus chaude pour l’Arctique, avec une hausse de 3,5°C des températures, comme le montre un rapport publié le 13 décembre par l’Agence américaine océanique et atmosphérique. Cette vague d’air chaud aurait également causé une importante fonte des glaces.

L’automne retardé en Arctique

L’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, alors que pour cette dernière, l’année 2016 sera la plus chaude jamais enregistrée, et cela pour la troisième année consécutive. Un rapport effectué par 61 scientifiques montre que cette forte chaleur a eu pour conséquence de retarder l’automne dans cette région et a entraîné une fonte des glaces du Groenland importante.

Le rapport de l’Agence américaine océanique et atmosphérique dévoile aussi que ce réchauffement a en grande partie été causé par les émissions de gaz à effet de serre. Depuis la mi-octobre 2016, l’étendue de la banquise arctique est la plus faible enregistrée depuis 1979.

Des températures élevées qui inquiètent les scientifiques

En 2016, l’Arctique connait ses douze mois les plus chauds depuis le début des relevés de températures, en 1990. « La température annuelle moyenne de l'air au-dessus du sol a été la plus élevée jamais enregistrée », indique le rapport annuel sur l'Arctique publié par l’agence américaine. De plus, la température de l’eau est plus élevée que celle de l’air. En effet, au mois d’août dernier, elle était de 5°C supérieure à la moyenne de la période 1982-2010 dans la région.

Cependant, la fonte des sols gelés en Arctique également appelés le permafrost, préoccupe davantage les scientifiques. Les températures pourraient en effet « avoir des effets drastiques sur la météo et le climat dans l'Arctique et le reste de la planète », mettent en garde les climatologues.

Pour en savoir plus : Au Groenland, la glace fond plus vite que prévu