Si l’année 2016 a déjà battu un record de chaleur en dépassant de 1,2 °C la moyenne des températures de l’ère industrielle, les années qui suivent pourraient être encore plus chaudes. En effet, en 2016, les banquises des pôles Nord et Sud ont atteint des niveaux très inquiétants.

L’année 2017 pourrait suivre la tendance des années précédentes

Même si la météorologie est un domaine imprévisible, il y a de fortes chances pour que l’été 2017 soit chaud et s’inscrive dans « la continuité de ces dernières années qui ont été les plus chaudes du siècle », comme l’atteste Gilles Ramstein, directeur de recherche au Laboratoire des sciences, du climat et de l’environnement (LSCE).

Le contexte actuel de réchauffement climatique global pourrait entraîner l’apparition de nouveaux épisodes climatiques exceptionnels en 2017. Cela rend difficilement réalisable l’objectif fixé par la COP21, en décembre 2015, visant à limiter la hausse des températures à 1,5 °C sur la planète.

Des constats inquiétants pour les années à venir

Les émissions de gaz à effet de serre sont considérées comme les premières responsables du réchauffement climatique. Elles sont notamment produites par les énergies fossiles, dont le CO2, qui a dépassé les 400 ppm (partie par million) dans l’atmosphère. D’autres phénomènes préoccupants ont été observés sur les pôles Nord et Sud, comme les températures au pôle Nord, qui dépassaient de 20 °C les normales saisonnières en novembre 2016.

Par ailleurs, le recul des glaciers de montagne, qui se manifeste depuis le siècle dernier, inquiète également les scientifiques. Plusieurs études publiées en décembre 2016 soulignent que leur régression résulte du changement climatique. De même, les océans sont eux aussi victimes du réchauffement climatique. Reste à savoir si les politiques menées en faveur du climat seront efficaces pour les prochaines années.

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