On parle de plus d'un millier de villages. Et de sept millions d'habitants, ayant habité la région sur deux ou trois siècles.

Une civilisation étalée sur 400 000 km²

C'est ce qu'une équipe de chercheurs américains et brésiliens affirment dans une étude publiée dans la revue de référence Nature Communication. D'après leurs travaux, tout un réseau de villages, reliés entre eux par des sentiers traversant la forêt amazonienne, s'étendait sur une superficie équivalente aux deux-tiers de la France.

Si cette civilisation n'a pas laissé de traces, c'est parce que la forêt amazonienne a quasiment tout recouvert, d'autant que les habitations de ces villages étaient quasiment exclusivement construites en bois. 

Paradoxalement, c'est la déforestation intensive de l'Amazonie qui a permis aux chercheurs de déceler la présence d'une civilisation disparue. Des traces au sol, appelées géoglyphes, forcément d'origine humaine, leur ont mis la puce à l'oreille. Les images satellites, traitées afin de faire ressortir d'autres géoglyphes, ont fait le reste. 

Des routes et même des monuments

Les recherches laissent penser que non seulement les villages étaient reliés entre eux par des sentiers, mais certains avaient le statut de routes, et étaient même probablement jalonnés de monuments. 

Et que sont devenus ces peuples ? Un chercheur français interviewé par le Figaro laisse entendre que l'arrivée des Occidentaux a sonné leur déclin. Et leurs descendants n'ont pas encore été identifiés... 

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