Le singe est un animal qui a toujours fasciné l’homme tant il ont des points communs. La découverte de restes d’un orang-outan de Bornéo, qui auraient composé le repas de trois Indonésiens, a profondément choqué.

L’orang-outan de Bornéo, une espèce en « danger critique »

L’orang-outan de Bornéo, un grand singe appartenant aux espèces en « danger critique », vit en Indonésie. En effet, le pays exploite les forêts pour extraire de l’huile de palme. Cette déforestation représente une menace pour le grand singe roux, qui est ainsi délogé de son habitat naturel et a vu sa population se diviser par deux au cours de ces soixante dernières années. Une menace humaine qui fait régulièrement polémique et qui refait surface après un terrible incident dans le district de Kapuas Hulu, sur l'île de Bornéo.

Une macabre découverte a été effectuée au début du mois de février : les restes d’un orang-outan de Bornéo ont été retrouvés par la police locale. Un os et de la viande séchée de cette espèce protégée étaient rangés dans un placard. Le chef de la police, Jukiman Situmorang, a précisé à l’AFP que des « interpellations ont eu lieu ».  

Cinq ans de prison et une amende pour les hommes soupçonnés d’avoir tué l’orang-outan

Trois hommes ont été arrêtés le 27 janvier. Ils sont « soupçonnés d'avoir tué, découpé, cuit et mangé l'orang-outan ». Ils risquent jusqu'à cinq ans de prison et une amende de 100 millions d’euros.

Le directeur du Centre de Protection des Orang-Outan (COP), Hardi Baktiantoro, condamne cet acte qu’il qualifie de « meurtre » et estime qu’il « remet en cause la crédibilité de la Table Ronde sur l’Huile de Palme Durable (RSPO) », une association réunissant les acteurs de l’industrie de l’huile de palme (producteurs, société agroalimentaires ONG de protection de l’environnement et de la nature, etc…), dont l’objectif est de développer et de mettre en application des normes mondiales concernant l’huile de palme durable.

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