Selon le dernier baromètre des prix de l'immobilier de MeilleursAgents.com, à Paris et dans sa banlieue, le marché immobilier s'essouffle. En Province, on note une redistribution des premiers rôles.

La hausse des prix de l'immobilier semble se stabiliser à Paris

Dans sa dernière étude publiée ce 2 mai, MeilleursAgents montre que la hausse des prix de l'immobilier, à Paris, ralentit. Dans la capitale, les prix n'ont progressé que de 0,1% en avril. En Ile-de-France, les prix ont reculé de 0,1% en petite et grande couronne le mois dernier, de 0,3% en petite couronne et de 0,4% en grande couronne depuis janvier.

Pourtant, Sébastien Lafond, président de MeilleursAgents, rappelle sur le site spécialiste de l'estimation immobilière que « les conditions macroéconomiques et la concurrence entre les banques maintiennent les taux à un niveau très attractif (1,70% sur 20 ans et jusqu’à 1,25% pour les meilleurs dossiers). Le marché conserve un dynamisme latent ».

Bordeaux, Lyon et Rennes ont aussi vu leur prix augmenter

À la fin du mois d'avril, les Notaires de France annonçaient que « à Paris, d’après les indicateurs avancés sur les avant-contrats, la tendance haussière est appelée à se prolonger au moins jusqu’en avril 2018, où l’on attend un prix au m² aux alentours de 9.300 euros, en hausse de 9 % sur un an environ ». Cela devrait donc être un plafond.

À Bordeaux, les prix immobiliers ont diminué de 0,4% sur le mois d’avril, et ont donc baissé de 1,1% sur les deux derniers mois et de 0,1% depuis le début de l’année. Et il était temps puisque les prix bordelais ont augmenté de presque 17% en 2017. Cela redonne à Lyon la tête du palmarès, avec 8,8% sur 12 mois et 0,9% au mois d’avril. Enfin, Rennes subit l’effet de l’arrivée du TGV : la hausse des prix reste limitée sur 12 mois ( 4,9%) et depuis le début de l’année ( 2,1%), mais le mois d’avril montre une embellie significative : 1,1%. 

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