En donnant son sang, l’Australien James Harrison a sauvé pas moins de 2,4 millions de bébés. Et pour cause : il est porteur d’un anticorps extrêmement rare.

En 1967, James Harrison est le seul porteur de l’anticorps « anti-D »

Aujourd’hui bien connue par les médecins, la maladie hémolytique du nouveau-né a fait de nombreuses victimes au cours des siècles. Ce syndrome, qui touche les bébés dont le groupe sanguin est positif alors que celui de leur mère est négatif, conduisait inéluctablement à la mort du bébé, attaqué par les anticorps de sa mère.

Mais en Australie, en 1967, des médecins ont découvert que ce processus pouvait être évité grâce à un anticorps très rare, l’anti-D. Et cette année-là, lorsque la Croix Rouge australienne a recherché des porteurs de cet anticorps dans sa base de données, un seul nom est sorti : celui de James Harrison.

1.173 dons pour sauver des millions de bébés

C’est le Washington Post qui raconte l’histoire de cet homme, aujourd’hui âgé de 81 ans, qui s’était promis, depuis ses 14 ans, et alors que des transfusions de sang lui avaient sauvé la vie lors d’une intervention chirurgicale, de régler sa dette en devenant, à son tour, donneur.

Cette chance s’est offerte à lui lorsque la Croix Rouge l’a contacté et depuis ce jour, James Harrison a donné son plasma le plus souvent possible, à savoir tous les 19 jours. Selon les estimations de l’organisme, ses 1.173 dons auraient permis de sauver pas moins de 2,4 millions de bébés. Aujourd’hui, le donneur le plus populaire d’Australie a pris sa retraite, ayant dépassé l’âge légal pour donner son sang, mais la relève semble assurée puisque la Croix Rouge compte désormais 200 donateurs porteurs de cet anticorps miracle.

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