Les infections nosocomiales sont de plus en plus fréquentes à l’hôpital. Selon un bilan de Santé Publique France, un patient sur 20 en contracterait une durant son séjour.

Les infections nosocomiales de plus en plus fréquentes à l’hôpital

Si l’hôpital guérit, l’hôpital peut également rendre malade. Chaque année, les séjours hospitaliers et les soins qui y sont prodigués engendrent de nombreuses maladies, couramment appelées « infections nosocomiales ». Et selon un dernier rapport de Santé Publique France, ces dernières seraient de plus en plus fréquentes.

L’organisme indique ainsi que, pour la première fois depuis le début de l’observation de ces infections, la prévalence des patients infectés ne diminue plus. En 2018, 5 % des patients, soit 1 sur 20, contracte une maladie nosocomiale. Ces infections sont le plus souvent contractées après une chirurgie et entre 2012 et 2017, la proportion des infections post-opératoires est passée de 13,5 % à 16 %.

Santé Publique France s’engage pour le bon usage antibiotique

Selon le rapport de Santé Publique France, la plupart du temps, les bactéries mises en cause sont les entérobactéries et le staphylocoque doré, mais l’organisme souligne toutefois une bonne nouvelle : les SARM, ces staphylocoques résistants à tous les antibiotiques, sont en nette diminution. Entre 2012 et 2017, ils sont passés de 38% à 27%.

Pour Santé Publique France, cette enquête invite les autorités sanitaires et les établissements hospitaliers à prendre des mesure pour « poursuivre les actions de prévention des infections associées aux soins en les ciblant sur les infections les plus fréquentes et/ou les plus graves [...] et les actions en faveur du bon usage antibiotique », alors que les bactéries résistant à ces types de traitement sont de plus en plus nombreuses.

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