Les années passent, mais les discussions au sujet de la nature carnivore, herbivore ou omnivore de l’homme continuent. Sommes-nous davantage faits pour manger de la viande ou pour nous nourrir de plantes, fruits et légumes ?

L’homme n’est pas carnivore : notre physiologie en est la preuve

Tout d’abord, les humains ont de petites bouches par rapport à la taille de leur tête, à la différence d’animaux carnivores, chez qui cet organe est clairement plus adapté pour mordre dans de la viande. De plus, les carnivores ont un intestin court, ce qui leur permet de consommer de la viande crue : à l’inverse, l’intestin humain fait 12 fois la taille du corps, empêchant une évacuation rapide de la nourriture avant qu’elle pourrisse. Par ailleurs, les humains mâchent leur nourriture, à la différence de carnivores, qui l’avalent par grands morceaux.

Enfin, l’homme n’a pas et ne semble jamais avoir eu d’instinct qui le pousserait à poursuivre une proie, comme c’est le cas chez de nombreux animaux carnivores.

Herbivore ou omnivore, telle est la question !

« Nous ne sommes évidemment pas carnivores, mais si vous examinez soigneusement l’anatomie, la physiologie et la squelette humaine, nous ne sommes pas non plus strictement végétariens », affirme John McArdle, directeur exécutif de la Fondation pour la recherche alternative et le développement à Eden Prairie, dans l’État américain de Minnesota. Thomas Colin Campbell, professeur émérite à l’Université de Cornell (État de New York), pointe pour sa part le fait que l’agriculture est née il y a à peine 10 000 ans. Et étant donné que l’homme n’est pas chasseur par sa nature, cela veut dire que la viande a commencé à faire partie de l’alimentation humaine assez récemment. La preuve en est que jusqu’à aujourd’hui, les personnes consommant de la viande ont des problèmes de santé tels que des troubles cardiaques, le cancer ou encore le diabète.