Si la situation des personnes handicapées à quelque peu été oubliée durant la campagne présidentielle, les deux candidats présents au second tour ont désormais un programme bien défini pour améliorer la prise en charge de ces personnes, qui représentent pas moins de 20 % des Français, tous handicaps confondus.

La situation des personnes handicapées est sous-estimée en France

Parmi les nombreux sujets qui ont été abordés lors de la campagne électorale du premier tour de l’élection présidentielle, il en est qui semblent avoir été oubliés par les candidats. C’est en tout cas ce que reprochent de nombreuses associations, qui se battent pour une meilleure prise en charge du handicap et des besoins de ces personnes qui sont des millions en France.

Mais si ces sujets ont été évités pendant les mois qui ont précédé le premier tour de l’élection, les programmes des candidats se sont progressivement étoffés pour parvenir à un diagnostic plus précis et à une série de mesures en faveur de l’accompagnement du handicap. Les deux candidats présents au second tour de l’élection présidentielle partent désormais du même constat : les difficultés quotidiennes des personnes souffrant d’un handicap sont largement sous-estimées aujourd’hui.

Augmenter l’AAH pour améliorer le quotidien des handicapés

Pour remédier à cette lacune, Emmanuel Macron, le candidat d’En Marche ! et Marine Le Pen, présidente du Front National, proposent tous deux une revalorisation de l’AAH, l’allocation destinée aux adultes handicapés. Fixée aujourd’hui à 810,89 €, elle ne se situe que 200 € en dessous du seuil de pauvreté. Marine Le Pen souhaite donc augmenter cette contribution de 200 €, quand Emmanuel Macron vise une allocation dont le montant sera fixé « au-delà de 900 euros par mois ».

Ce dernier propose en outre la création d’un chèque bilan santé/social, qui permettrait à chaque personne en situation de handicap de bénéficier d’un suivi psychologique ainsi que le déploiement du principe de dons de RTT entre collègues de travail, de manière à aider les personnes qui s’occupent d’un proche handicapé. Marine Le Pen propose quant à elle de donner plus de moyens aux maisons départementales du handicap (MDPH), de développer la prise en charge de l’autisme, de faciliter l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap, mais aussi d’instaurer un droit à l’oubli pour toutes les personnes qui ne souffrent plus de leur handicap.