L’observation des requins et des raies est une activité très lucrative et qui attire de plus en plus de touristes. Mais elle est également une menace pour les animaux observés, et des associations se mobilisent, grâce à une charte, pour les défendre.

Un guide pour réapprendre les bonnes pratiques sous l’eau

Pour de nombreux vacanciers, qui se sont offert un séjour dans un petit coin de paradis des tropiques, rien de tel qu’une excursion en pleine mer, pour observer, au plus près, la faune sauvage, et notamment les requins, ces animaux qui suscitent autant l’admiration que la peur. Sous les eaux, les touristes sont de plus en plus nombreux à s’adonner à cette activité et les associations de défense de la faune sauvage commencent à s’en inquiéter.

À l’occasion de la journée mondiale de la faune sauvage, le 3 mars dernier, l’association WWF et ses partenaires, Project AWARE et The Manta Trust ont publié le premier guide de bonnes pratiques pour une observation responsable des requins et des raies. Objectif : sensibiliser les touristes à la sauvegarde des espèces marines et de leur habitat.

L’observation des requins brasse des millions de dollars chaque année

Dans ce guide, les autorités locales, les tours opérateurs et les touristes se voient conseiller une adaptation de ces pratiques aux conditions de vie des requins et des raies. « L’objectif est d’encadrer l’activité pour qu’elle ne nuise pas aux espèces marines et mieux encore, qu’elle permette de sensibiliser les touristes à la nécessité de les protéger », indique ainsi le WWF sur son site Internet, avant d’encourager les acteurs du secteur à réduire le nombre de touristes dans l’eau, à limiter la présence de flashs, à garder un espace de sécurité de deux mètres, au moins, entre l’animal et les humains, et à ne surtout pas nourrir les poissons observés.

Les organisations se heurtent toutefois à un ennemi de taille : le profit. Car ces activités sont un véritable business. L’ONG estime notamment que l’observation des raies et des requins génère des centaines de millions de dollars chaque année. En comparaison, le whale-watching, ou observation des baleines, brasse plus d’un millier de dollars par an dans le monde.

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