Le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) révèle que la grippe a fait plus 14 000 morts lors de la saison 2016-2017 en France.

Plus de 90% des victimes étaient des personnes de 75 ans et plus

Selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire le bilan de l'épidémie de grippe 2016-2017 est inquiétant. Ainsi, au total 14 400 décès sont attribuables à la grippe, dont plus de 90 % chez les personnes de 75 ans et plus. Santé publique France rappelle que ce chiffre est quasi identique à celui des décès imputables à la canicule d'août 2003 (environ 15 000 morts). L'ensemble de la métropole a été touchée, mais les régions les plus atteintes ont été la Corse, la Paca et la région Auvergne-Rhône-Alpes.  

Pour les auteurs de ce document, ce bilan est d'abord imputable à la baisse de la vaccination chez les personnes à risques  : « la couverture vaccinale de la population à risque en France métropolitaine reste très insuffisante et a diminué depuis la saison 2009-2010, où elle était de 60,2 %. Cette année, moins d'une personne à risques sur deux était vaccinée. » La nouvelle campagne de vaccination, qui vient de débuter, espère changer la donne pour 2017.

Une épidémie plus précoce et virulente en 2016

Et pour cause ! L'Assurance maladie estime que la vaccination permet d'éviter 2 000 décès en moyenne par an. L'hiver dernier, l'épidémie a été plus précoce que ces six dernières saisons puisqu'elle a débuté début décembre. Et elle a été particulièrement virulente chez les personnes âgées. La majorité des patients hospitalisés étaient âgés de 65 ans et plus : 13 % appartenaient à la tranche d'âge des 65-74 ans et 56 % avaient 75 ans et plus.

Enfin, l'épidémie de grippe de l'hiver 2016 s'est achevé en février 2017, elle a ainsi duré dix longues semaines. Pour encourager les Français dits « à risques », depuis peu, la loi autorise les pharmaciens à vacciner, directement depuis leur officine. Il s'agit d'une opération expérimentale qui a cours dans deux régions (Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine). Les professionnels de la santé espèrent que cela sera suffisant pour faire baisser le nombre de victimes en 2017.

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