Le 12 janvier 2017, Greenpeace a demandé l’interdiction totale des pesticides aux néonicotinoïdes. Ceux-ci peuvent être dangereux pour les abeilles, mais également pour d’autres espèces. La France affirme déjà interdire ces produits d’ici à 2020.

Un impact écologique important

Dans un rapport, Greenpeace souligne que les pesticides néonicotinoïdes présentent des risques non pas seulement pour les abeilles, mais également pour d’autres espèces telles que les bourdons, papillons ou insectes aquatiques. L’organisation ajoute même que les risques sont « encore plus importants que ceux déjà identifiés en 2013 ».

Les néonicotinoïdes, souvent utilisés pour enrober les semences, sont des insecticides dits « systémiques », qui circulent dans le système de la plante. Même à faible dose, ils peuvent impacter le système nerveux des abeilles et d’autres espèces. Ces pesticides peuvent ainsi altérer leur sens de l’orientation, leur capacité de production ou encore leur faculté d’apprentissage.

La France annonce une interdiction totale dès 2018

La France s’est engagée à interdire les pesticides néonicotinoïdes à partir de 2018, avec certaines dérogations possibles jusqu’en 2020. « Le gouvernement français doit continuer dans cette voie », recommande Greenpeace, qui ajoute que « cette nouvelle analyse lui apporte des éléments supplémentaires pour défendre une interdiction totale auprès de la Commission européenne ».

L’industrie agro-alimentaire a montré ses inquiétudes concernant l’impact économique que pourrait avoir l’interdiction de l’utilisation des néonicotinoïdes dans le secteur agricole. Cette mesure devrait coûter 900 millions d’euros à l'industrie du colza européenne, rien que pour la première année d’interdiction, selon une étude menée par la firme de consultance HFFA Research GmbH, financée par Bayer et Syngenta.

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