Dans la nuit du 28 au 29 mai 2018, les députés ont rejeté l’inscription dans la loi de la sortie du glyphosate, un herbicide classé comme cancérigène probable par l’OMS. 

Un herbicide objet de controverses

Le glyphosate a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps. Cet herbicide classé comme cancérigène probable par l’Organisation mondiale de la santé est aussi l'un des plus utilisé au monde. Malgré sa dangerosité possible sur l’environnement et la santé humaine, la Commission européenne peine à l’interdire.

Certains eurodéputés sont en effet favorables à son utilisation : « Même si le glyphosate suscite des inquiétudes, il n’y a pas d’alternative économiquement viable et garantissant la protection de la santé humaine à proposer aux agriculteurs », a estimé Angélique Delahaye. Ainsi, en novembre 2017, l’Union européenne a décidé de renouveler son autorisation pour cinq ans. Bref, le glyphosate est l’objet de controverses et ce n’est pas près d'être fini.

La sortie du glyphosate ne sera pas inscrite dans la loi en 2021

Dans la nuit de lundi 28 au mardi 29 mai 2018, l’Assemblée nationale a rejeté des amendements visant à inscrire dans la loi la sortie du glyphosate en 2021. Pour Jean-Baptiste Moreau (LREM), « l’inscrire dans la loi, c’est relancer des tensions », et il appelle par ailleurs à être en confiance avec les agriculteurs.

Une opinion que ne partagent pas ses détracteurs comme Benoît Hamon, entre autres, qui a fait savoir sur Twitter que « la santé pèse peu de choses face aux lobbies agricoles et chimiques ». Pour rappel, le glyphosate est une substance active du Roundup, un herbicide vendu par Monsanto, géant américain spécialisé dans l’agro-industrie.

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