Le Premier ministre a déroulé plusieurs mesures fiscales pour répondre aux revendications du mouvement des « gilets jaunes ». Carburant, gaz, électricité, contrôle technique, voici les principales annonces.

Un grand débat sur les impôts engagé dès le 15 décembre

Le 4 décembre 2018, le Premier ministre a annoncé une série de mesures en réponse au mouvement de contestation des « gilets jaunes ». Édouard Philippe propose ainsi un grand débat sur les impôts qui sera engagé du 15 décembre au 1er mars 2018. Il vise à accroître « la transparence » a précisé le chef du gouvernement.

Édouard Philippe a également montré qu'il avait entendu la grogne quant à la réforme du contrôle technique sur les véhicules diesel. Les « gilets jaunes » dénonçaient sa complexité et la hausse de son prix : elle est suspendue. Sa mise en oeuvre sera rediscutée durant les six mois à venir, afin d'en trouver « les justes adaptations ». 

Un moratoire sur les taxes des carburants et un gel des tarifs de l'électricité et du gaz

Autre revendication majeure des « gilets jaunes » prise en compte par le Premier ministre, la hausse des taxes sur les carburants : il a confirmé le choix du gouvernement d'un moratoire de six mois : « J'annonce une suspension pendant six mois de la hausse de la taxe carbone, de la convergence diesel-essence et de la hausse de la fiscalité sur le gazole entrepreneur non routier (GNR). Elles ne s'appliqueront pas avant d'être débattues par toutes les parties prenantes. Il faut mettre en œuvre des mesures d'accompagnement. Si on ne les trouve pas, nous en tirerons les conséquences ».

Un gel des tarifs de l'électricité et du gaz a également été annoncé jusqu'en mai 2019. Si aucune solution n'est trouvée d'ici là, le gouvernement « renoncera aux taxes », a affirmé sur RTL Benjamin Grivaux, le porte-parole du gouvernement, mercredi 5 décembre 2018. 

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