Pour poursuivre la lutte contre le gaspillage alimentaire, les députés demandent un rapport pour définir précisément la durée de vie d'un produit.

Faire la différence entre date limite de consommation et date d'utilisation optimale

Les députés ont adopté une série d'amendements, ce samedi 26 mai 2018, pour réclamer un rapport afin de définir ce qu'est précisément la durée de vie d'un produit alimentaire. En effet, entre la date limite de consommation et celle d'utilisation optimale, le consommateur peut facilement s'y perdre. 

Odile Le Turc, responsable de l'antenne marseillaise de l'association de consommateurs UFC Que Choisir,  explique sur France Bleu pourquoi cette différence est primordiale : « Pour les viandes, le jambon, le filet de poulet etc., il faut faire attention. Pour les produits laitiers, on a fait des tests et conclu qu'on pouvait les manger entre 4 jours et 3 semaines après la date limite. Pour les produits secs comme les gâteaux, il peut y avoir une perte de goût mais aucun risque sanitaire ».

Les députés ont voté pour l’obligation progressive des « doggy-bags »

Le rapporteur du texte Jean-Baptiste Moreau (LREM) ne s'est pas opposé à l'amendement, pas plus que le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, mais ils ont plaidé pour que le rapport soit confié au Parlement et élaboré en collaboration avec l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe).

En outre, pour lutter contre le gaspillage alimentaire, les députés ont voté pour l’obligation progressive, d’ici juillet 2021, des « doggy-bags », pratique très courante outre-Atlantique, qui permet aux clients de restaurants de repartir avec les restes de leur repas. 

À lire aussi : « L’indice durée de vie », un dispositif pour lutter contre l’obsolescence programmée