La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a découvert près de dix millions de bouteilles de rosé espagnol étiquetées d'origine France. 

Une arnaque fructueuse démasquée

L'histoire commence en 2015 à la suite de plusieurs signalement de vin rosés espagnols vendus sous appellation française auprès de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression (DGCCRF). Pendant deux ans, l'instance a enquêté sur les restaurateurs, les distributeurs, les producteurs et les importateurs de ces rosés falsifiés. 

La  principale motivation des auteurs de cette anarque était vénale. En 2016, le rosé français se vendait jusqu'à 90 centimes le litre soit près de trois fois plus que les rosés espagnols - coûtant 0,34 centimes le litre.

10 millions de bouteilles frauduleuses saisies

La vente frauduleuse de rosé espagnol sous appellation française a permis à ces escrocs de vendre des bouteilles d'une piètre qualité jusqu'à 3 ou 4 €. Une escroquerie juteuse dont la révélation s'accompagne de poursuites pénales engagées par la DGCCRF. 

22% des établissements contrôlés par cette dernière en 2016 vendaient en effet des rosés présentant des anomalies. Rosé espagnol transvasé dans une bouteille francisé, étiquetage trompeur... près de dix millions de bouteilles frauduleuses ont ainsi été saisies. 

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