Depuis aujourd'hui 1er juillet, les sacs plastiques à usage unique ne seront plus distribués à la caisse des magasins. Une initiative qui tend à limiter la pollution engendrée par ces sacs qui, dans 80 % des cas, ne sont pas recyclés.

122 millions de sacs plastiques jonchent les côtés du littoral français

La décision a été prise par la ministre de l'Écologie Ségolène Royal, qui, en juin dernier, a réuni les autorités concernées dans un seul but : réduire l'impact environnemental de la production et de la distribution de sacs plastiques, mais aussi la pollution dont ils sont responsables. Le décret a été publié en mars et entre en vigueur aujourd’hui, 1er juillet 2016.

75 % des déchets aquatiques sont constitués de matières plastiques. Cette pollution a un impact sur plus de 260 espèces et nuit gravement l’écosystème marin. Elle a également de sérieuses conséquences sur les oiseaux qui peuvent les confondre avec leurs proies et qui s’étouffent en les ingurgitant. 

Plusieurs années avant la disparition totale des sacs plastiques

Selon les voeux du gouvernement, le plastique devrait progressivement disparaître des caisses de supermarché, mais dans les faits, ils mettront plusieurs années à être totalement remplacés dans les habitudes commerciales.

Les magasins ont en effet, à partir d'aujourd'hui, l'obligation de vendre des sacs dont l'épaisseur sera supérieure 50 micromètres. À partir du 1er janvier 2017, ces sacs devront être composés d'un minimum de 30 % de matériaux « biosourcés », c’est-à-dire composés d'un mélange d'amidon de maïs ou de pomme de terre. Cette proportion légale augmentera chaque année pour atteindre 40 % en 2018, 50 % en 2020 et 60 % en 2025. Le plastique a donc encore de beaux jours devant lui, d'autant que pour 80 % des sacs qui ne sont ni triés ni recyclés, il faudra attendre entre 100 et 400 ans pour assister à leur autodestruction. 

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