Les avis sur Internet sont désormais un passage incontournable pour les commerçants : que ce soit pour des produits ou pour la qualité du service, le consommateur fait de plus en plus confiance à ses pairs. Du coup, certains commerçants malhonnêtes achètent des faux avis afin de remonter la note de leur établissement ou de leur produit.

La chasse aux faux avis est lancée en France

Afin de protéger le consommateur, le gouvernement a, en octobre 2016, voté une loi : la loi pour une République numérique. Parmi les nouveautés qu’elle instaure, il y a des contrôles plus poussés contre les faux avis achetés, afin de faire remonter la note d’un produit ou d’un service. Une pratique de plus en plus considérée comme frauduleuse et qui est désormais interdite en France.

La loi pour une République numérique a donné lieu à trois décrets qui sont entrés en vigueur le 1er janvier 2018 et qui vont changer la donne. Les plateformes spécialisées dans la restauration, dans l’hôtellerie ou encore dans le commerce en ligne sont désormais obligées d’identifier les faux avis et les distinguer des vrais avis. De quoi empêcher un professionnel d’acheter des faux avis pour améliorer son image ou, comme c’est parfois le cas, pour détruire l’image d’un concurrent.

Des avis vérifiés mais toujours anonymes

Le développement des faux avis a été rendu possible par le côté anonyme de ces derniers : un problème qui n’a pas été résolu malgré les demandes des professionnels. Mais les trois décrets qui entrent en vigueur permettront déjà plus de transparence pour les autorités et les consommateurs.

Les sites qui publient des avis devront en effet déclarer de quelle manière l’avis a été vérifié et renforcer les conditions permettant la publication d’un avis. Pour un site de réservation d’hôtel ou de location entre particuliers, par exemple, un site pourra limiter l’autorisation de publier un avis sur tel ou tel établissement aux seuls comptes ayant effectivement réservé.

Un tour de vis fortement apprécié par les professionnels du secteur et qui devrait renforcer la confiance des consommateurs : selon une étude Nielsen de 2013, 68 % des acheteurs sur Internet se fient aux avis postés sur les sites alors même que, selon une enquête de la DGCCRF de 2016, 35 % des commentaires postés sur Internet n’étaient pas conformes.