Le jeu Pokémon Go est enfin arrivé en France. Tout le monde attendait son arrivée pour pouvoir goûter au phénomène mondial. Nombreux sont les scientifiques qui mettent en garde contre l’addiction aux jeux et la police appel à la vigilance. Les parents se posent des questions quant aux dangers et le docteur Yann Leroux répond à leurs inquiétudes.

Les joueurs disent que le jeu les « socialisent »

Il est fini le temps où vos enfants restaient cloîtrés dans leur chambre pour jouer à la console. Aujourd’hui, Pokemon Go leur propose un terrain de jeu immense : la Terre entière. Cependant, tous ne peuvent pas y jouer, il faut que vous ayez succombé à l’achat d’un téléphone portable doté d’une connexion internet.

Devons-nous alors craindre un danger par rapport à ce monde virtuel ? Le docteur en psychologie et spécialiste des jeux vidéos, Yann Leroux rassure les parents en leur disant qu’il ne faut pas s’inquiéter, « on imagine les pires scénarios, d'agressions ou d'enlèvements d'enfants qui jouent dans les rues. Mais se pose-t-on la question quand ils vont faire du vélo ? Non ».

L’enfant risque t-il un danger en transgressant les règles ?

Comme nous le rappelle Yann Leroux, Pokemon est multi-générationnel, « les quarantenaires y jouaient sur leur Gameboy, les trentenaires sur leur Nintendo DS ». Son accès étant simplifié, c’est ce qui en a fait son succès. Il conseille également aux parents d’y jouer avec leurs enfants, « cela leur fait travailler des choses déjà étudiées à l'école primaire : apprendre les chiffres, se projeter dans une stratégie, lire une carte ». Le jeu amène également à la logique, « on ne peut pas faire s'affronter un Pokémon eau avec un Pokémon électrique » et à la patience, « non, tu n'auras pas Bulbizarre aujourd'hui ».

D’après le psychologue, « il est possible de transgresser certaines règles pour attraper des Pokémons. Mais cela ne dépend pas du jeu mais de la façon dont l'enfant a intériorisé les règles qu'on lui a transmises ». Il confirme également que la confusion ente le monde réel et le monde virtuel n’est pas possible. Il souligne le fait que les nouvelles générations sont nées dans un monde où la technologie est très présente et qu’il n‘y a donc pas à s’inquiéter.