En ce terrible mois de mai 2016, après des intempéries qui ont touché plusieurs pays, voici une énième mauvaise nouvelle liée au climat : pour la première fois dans l’histoire, une espèce de mammifère s’est officiellement éteinte. La cause directe de cette disparition serait le changement climatique, provoqué par l’homme.

Le Melomys rubicola a disparu

Le Melomys rubicola est un petit rongeur de la famille des muridés. Il vivait sur une île située dans l’est du détroit de Torrès, entre l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Selon National Geographic, l’île Bramble Cay est à l’extrémité nord de la grande barrière de corail et se trouve seulement quelques mètres au-dessus du niveau de la mer, à son plus haut point.

En 1978, des centaines de petites créatures vivaient sur Bramble Cay.  En seulement une décennie, entre 2004 et 2014, une perte 97 % du territoire habitable a été constatée sur l'île. Selon un rapport de mai 2016, les chercheurs du Département australien de l’environnement et de la protection du patrimoine de l’Université du Queensland ont lié ces événements à deux facteurs : le « changement climatique et en particulier à l’augmentation de la température moyenne mondiale » ainsi que l’élévation du niveau de la mer. Ces deux événements sont provoqués par l’activité humaine.

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Par State of Queensland, CC BY 3.0 au, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49457717

10 autres espèces sont en voie de disparition

Il est, selon eux, possible que l’espèce n’ait pas totalement disparu et qu’une population non détectée puisse exister en Papouasie-Nouvelle-Guinée. La possible disparition de cette espèce « représente probablement la première extinction des mammifères enregistrée en raison du changement climatique d'origine anthropique, » écrivent-ils. Les scientifiques prédisent qu’en 2050, si le changement climatique se poursuit ainsi, un quart des espèces devraient disparaître de la terre.

Parmi les autres espèces en voie de disparition se trouve le grand requin, dont la population a chuté de 80 % en 15 ans. Le Napoléon, espèce décimée par les pêcheurs dont il ne resterait que 320 000 spécimens dans le monde. On ne dénombre plus qu’entre 3 000 et 4 500 tigres du Bengale. L’éléphant d’Asie est chassé et domestiqué par l’homme :  il ne resterait que 50 000 individus. 110 000 gorilles sont connus à nos jours ainsi que 1 750 pandas géants. Enfin, la population de cacatoès à huppe jaune ne dépasse pas les 1 000 individus en milieu sauvage...