L'Inspection générale des Affaires sociales préconise un allongement du congé paternité qui est aujourd'hui de onze jours consécutifs pour une naissance simple.

Prolonger le congé paternité et en rendre une partie obligatoire

Dans un rapport remis au gouvernement ce mercredi 12 septembre 2018, l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) préconise un « renforcement » du congé paternité. Le rapport propose notamment de le prolonger et d'en rendre au moins une partie obligatoire.

Pour rappel, aujourd'hui, sept pères sur dix prennent ce congé paternité, d'une durée de 11 jours consécutifs pour une naissance simple et de 18 jours pour une naissance multiple. Instauré en 2002, ce dispositif optionnel, indemnisé par l'Assurance-maladie en fonction du salaire, vient compléter le congé de naissance obligatoire de trois jours à la charge de l'employeur.

Un surcoût entre 130 et 330 millions d’euros pour l’Assurance-maladie

Or en Europe, la France fait figure d'exception. Et elle est à la traîne par rapport à ses voisins. En Espagne et en Suède, le congé paternité est désormais aussi long que le congé maternité. En Autriche, il peut durer jusqu’à 3 ans. Au Portugal, en Belgique, en Italie, c’est moins long, mais c’est obligatoire.

L’idée serait de passer à 5 jours de congé de naissance obligatoires et à 15 à 20 jours de congé paternité en plus. Ce qui ferait entre 3 et 4 semaines en tout. Un surcoût compris entre 130 et 330 millions d’euros pour l’Assurance-maladie.

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