Si les femmes ont une espérance de vie supérieure à celle des hommes, elles vivent souvent leurs dernières années dans une santé dégradée. C'est le constat dressé dans le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire.

Une durée de vie qui s’allonge

Alors que l’espérance de vie (EV) augmente et dans un contexte de vieillissement de la population, le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) s’est intéressé à l’espérance de vie sans incapacité (EVSI), qui correspond « au nombre d’années vécues sans incapacités dans les conditions de mortalité et de santé du moment ».

Par « capacités », le BEH entend les tâches qui mobilisent des aptitudes physiques, sensorielles et cognitives spécifiques. « L’EVSI permet de savoir dans quelle mesure les années de vie gagnées au fil du temps, notamment aux grands âges, s’accompagnent ou non d’une bonne santé fonctionnelle », note le BEH.

L’écart entre les hommes et les femmes se réduit

Si les femmes continuent à vivre plus longtemps que les hommes, l’écart se réduit. Par ailleurs, les femmes ont certes une espérance de vie supérieure à celle des hommes, mais ces années supplémentaires sont bien souvent des années d’incapacité.

En effet, entre 2014 et 2015, la part de l’EVSI dans l’EV a diminué chez les hommes, passant de 79,9 % à 79,3 %, tandis qu’elle a augmenté chez les femmes, passant de 75 % à 75,8 %. « En 2014, les femmes pouvaient espérer vivre 6,2 ans de plus que les hommes : 0,8 année de plus sans limitations d’activité et 5,4 années de plus avec des limitations » indique le BEH.

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