Selon les derniers chiffres sur la biodiversité en France, le bilan concernant les espèces animales est en double teinte : si un quart des espèces animales sont en danger, certaines au contraire se développent.

Un quart des espèces animales sont menacées

Le Commissariat général au développement durable, l'Agence française pour la biodiversité et l'Observatoire national de la biodiversité (ONB), qui a pour mission de suivre l’état de la biodiversité en France, les menaces qui pèsent sur elle et les réponses apportées par la société, viennent de publier les chiffres pour l’année 2018. Et leur constat sur les espèces en danger est alarmant, puisque plus d’un quart (26%) des espèces animales étaient éteintes ou menacées en France au 1er avril 2018.

Cette évaluation porte sur 5.073 espèces qui ont fait l'objet d’une évaluation, « soit moins de 3% des espèces connues en France métropolitaine et ultramarine », précise le rapport. Sachant que la France abrite environ 10% de la biodiversité de la planète, en métropole, sur ses territoires d'outre-mer et dans ses eaux marines. 

Certaines espèces animales se développent grâce à l’action de l’Homme 

Dans le détail, les espèces menacées sont principalement les chauves-souris (38% des chauves-souris ont disparu, en métropole, entre 2006 et 2016), les oiseaux communs « spécialistes », c’est-à-dire ayant un habitat particulier (agricole, forestier, milieux bâtis) et les poissons. Grenouille des champs, tortue d'Hermann, bouquetin ibérique, cachalot, bécassine des marais, lynx boréal, font aussi partie des espèces animales en voie de disparition.

La raison de la disparition progressive de ces espèces ? Selon les auteurs de l’étude, sont en cause « principalement les pressions exercées par les activités humaines », à savoir l’urbanisation, la pollution des cours d’eau et surtout, le réchauffement climatique.

Mais l’action de l’Homme a aussi permis à d’autres espèces de se développer : selon l’ONB, certains oiseaux comme le Bécasseau maubèche, la Grande aigrette ou le Gypaète barbu on été préservés ou réintroduits dans certains espaces. Il y a par ailleurs deux fois plus d’animaux invasifs qu'il y a vingt ans : « 27 espèces ont été introduites volontairement, comme le ragondin, ou par accident, comme le frelon asiatique qui s'attaque aux abeilles, ou encore ces perruches vertes qui se sont échappées d'une cage à Orly et qui, aujourd'hui, colonisent l’Île-de-France », rapportent nos confrères de RTL

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