Uriner le long d'un arbre ou sur des géraniums est un épanchement de la voie public qui peut coûter cher à ces messieurs. Mais bonne nouvelle : il est désormais possible de faire sa petite commission dans des pots de fleurs qui sont, en réalité, des vespasiennes sèches.

Uriner dans les fleurs est enfin autorisé

C’est une invention qui date de plusieurs siècles et qui permet de soulager une envie pressante lorsqu’on est dans la rue. Les vespasiennes, qui tirent leur nom de l’empereur romain Vespasien, sont installées à Paris depuis le 18ème siècle. Simples « barils d’aisance » au départ, elles deviennent ensuite des colonnes puis des sanisettes. Mais lorsque qu’il n’y en pas, il est tentant de se soulager le long d’un mur ou d’un pot de fleurs. Un pot de fleurs ? Tiens donc, en voilà une bonne idée !

L’agence Faltazi, basée à Nantes, a eu l’idée de créer un urinoir d’un nouveau genre : « Une mini-vespasienne sèche que vous pourrez aisément installer dans les lieux les moins respectés ». L'Uritrottoir, c'est ainsi que se nomme cette invention, est composé de deux bacs superposés : l’un est rempli de paille ou de sciure et l’autre de fleurs. Des urinoirs décoratifs et écolo, qui seront néanmoins équipés de capteurs pour contrôler à distance leur niveau d’urine.

Les villes de Nantes et Paris déjà séduites par le concept

Ces vespasiennes d’un genre nouveau en ont déjà séduit plus d’un. « La SNCF et la ville de Nantes ont déjà passé commande, et deux premiers modèles expérimentaux seront installés tout début janvier aux abords de la gare de Lyon à Paris, puis trois au printemps dans des "rues à pipi" de la cité des ducs de Bretagne », peut-on lire dans les colonnes du Huffington Post.

Les urinoirs seront installés à l’abri des regards et seront dotés de fleurs, Un petit côté champêtre destiné à embellir les espaces publics. Rien de surprenant d’ailleurs, puisque l’urine, chargée en azote, est réputée pour être un excellent fertilisant. À quand une invention similaire pour nos amis les chiens ?