À compter du 1er janvier 2017, le congé de soutien familial deviendra le congé du proche aidant. Un décret du 18 novembre donne les modalités de ce nouveau dispositif perçu comme une avancée sociale majeure.

Un congé pour permettre de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle 

Quand on a une personne chère à nos yeux qui est malade, on voudrait l'entourer le plus possible. Mais avec un emploi, c'est souvent difficile d'être aussi présent que l'on souhaiterait. Il est pourtant possible, pour tous les salariés, de se dégager du temps pour accompagner un proche, qu'il soit dépendant d'une maladie, d'un handicap où en raison de son âge.

Un décret, paru le 18 novembre, vient d'officialiser une mesure de la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement (ASV). À partir du 1er janvier 2017, le congé de soutien familial devient le congé du proche aidant.

Ce congé sans solde, d'une durée de 3 mois, sera renouvelable une fois. Pour en bénéficier, il faudra justifier d'une seule année d'ancienneté dans son entreprise (et non plus de deux ans).

Un décret qui assouplit les modalités

Désormais, il ne sera plus obligatoire d'être un membre de la famille pour aider une personne. Le congé du proche aidant pourra concerner une personne sans lien de parenté, à condition d'une proximité avérée. 

Avec l'accord de l'employeur, le congé du proche aidant pourra être transformé en période d'activité à temps partiel.

Une fois ce temps écoulé, le salarié retrouvera son poste ou un emploi similaire avec une rémunération au moins équivalente.

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