Le Taj Mahal n’a jamais été aussi difficilement admiré par les touristes, qui parcourent des milliers de kilomètres pour l’observer. L’épaisse couche de pollution qui recouvre cette région de l’Inde depuis quelques jours inquiète les autorités.

La fête de Diwali provoque un épais nuage de pollution

Chaque année, des dizaines de millions de personnes viennent à Agra, en Inde, pour admirer l’une des sept nouvelles merveilles du monde. Certains jours, les touristes doivent toutefois regretter leur déplacement tant la pollution est devenue problématique dans cette région du monde.

Ces derniers jours ont été particulièrement caractéristiques de ce phénomène. La grande fête hindoue de Diwali, organisée chaque année à la fin du mois d’octobre, est toujours l’occasion pour les Indiens de faire exploser des pétards et des feux d’artifices. Une tradition pas si anodine, puisque ces explosions provoquent une très forte pollution atmosphérique aux particules fines.

Dans l’État de Delhi, les écoles sont fermées et les travaux suspendus

L’épais brouillard caractérisé par cette forme de pollution s’est répandu dans toute la région et a longtemps stagné, offrant aux visiteurs la vue d’un Taj Mahal, parfois totalement caché derrière un véritable mur opaque.

La capitale de l’Inde, New Delhi, est l’une des villes les plus polluées au monde. Le gouvernement de l’État de Delhi a déclaré, dimanche dernier, que la situation devenait alarmante, observant une qualité de l’air dépassant de 15 fois le seuil de particules fines fixé par le gouvernement. Plus de 1 800 écoles ont été fermées et tous les travaux ont été interrompus pendant plusieurs jours, dans l’attente d’une amélioration de la situation.

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