Selon une étude publiée par l'Agence Bio, l'année 2016 est « historique » : la part de l'alimentation biologique a progressé de 20 % et les surfaces agricoles dédiées au bio ont connu une augmentation de 16 %.

Le bio de plus en plus plébiscité par les consommateurs

Selon l'Agence Bio, qui a publié un rapport ce mardi 21 février, la part du bio dans l'alimentation a augmenté de 20 % en 2016. Près de 9 Français sur 10 (89 %) ont consommé bio en 2016, et 7 Français sur 10 (69 %) déclarent manger bio au moins une fois par mois. Parmi les produits les plus consommés, les fruits et légumes arrivent en tête (78 %), suivis des produits laitiers (71 %), des œufs (65 %), de l'épicerie (51 %), puis de la viande (49 %).

Cette hausse de la consommation de bio est facilitée par l'essor de rayons bios dans les grandes surfaces mais aussi par le développement de magasins spécialisés, tels que Naturalia, Biocoop ou encore La Vie claire. Entre également en jeu un effet d’entraînement : quand un conjoint, un parent, ou un ami consomme bio, cela peut inciter à faire de même.

L'explosion de l'agriculture biologique

Le nombre d'exploitants bio a progressé de 12 % en 2016, note l'Agence Bio, portant ainsi leur nombre à 32 326 au 31 décembre 2016. Les surfaces consacrées à l'agriculture biologiques ont quant à elle augmenté de 16 % en 2016, totalisant aujourd'hui 1,5 million d'hectares. La aussi on distingue un effet d'entraînement, comme le note Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio, « Il y a un phénomène de voisinage. Quand un agriculteur se convertit au bio, ses voisins s’interrogent et sont tentés de suivre l’exemple ». C'est d'ailleurs en Occitanie, région qui rassemble 20 % des producteurs bios français, que le plus grand nombre de conversions à l'agriculture biologique a été enregistré en 2016.

La crise qui a ébranlé l'agriculture française ces dernières années a poussé de nombreux exploitants à se tourner vers le bio. Mais si le bio séduit de plus en plus, les agriculteurs qui s'y sont récemment convertis sont parfois dans des situations financières très difficiles à tenir. Dans un communiqué « Qui veut casser la dynamique de l’agriculture bio française ? », publié le 16 février 2017, la Fédération nationale d'agriculture biologique a rappelé que les aides de 2015 pour les agriculteurs bios n'ont toujours pas été versées dans leur intégralité, ce qui pose des problèmes de trésorerie pour de nombreux exploitants.

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