Le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, a gagné son pari lors du deuxième tour des élections législatives 2017 qui s’est tenu le 18 juin. Son parti, La République En Marche, a obtenu la majorité absolue à l’assemblée avec 308 sièges (la majorité absolue se situe à 277), auxquels s’ajoutent les 42 sièges de son parti allié, le MoDem, dirigé par le ministre de la Justice François Bayrou.

Une large victoire mais moins importante que prévu

Si le parti d’Emmanuel Macron a réussi à obtenir la majorité absolue lors du vote du 18 juin 2017, la victoire reste une petite déception : certaines estimations attribuaient à En Marche entre 350 et 400 sièges, sans compter ceux du MoDem. Au final, donc, la réussite aura été inférieure à ce qu’aurait pu espérer le Président.

Mais la majorité absolue est bien là, ce qui devrait permettre à Emmanuel Macron de poursuivre ses réformes sans encombre, à commencer par celle du Code du Travail qu’il veut mener par le biais d’ordonnances ; pour ce faire, il lui faut l’autorisation des députés qui devront voter en ce sens.

Une élection marquée par une abstention très forte

Les résultats ont signé la fin d’une ère, celle opposant le PS et Les Républicains : le premier n’a obtenu que 45 sièges, ce qui a conduit Jean-Christophe Cambadélis, président du parti, à annoncer sa démission ; quant au deuxième, il réussit malgré tout à rester le premier parti d’opposition avec 130 élus.

L’élection a aussi marqué les esprits par son abstention, record, de 57,4 %. Moins d’un Français sur deux s’est déplacé pour aller aux urnes. Mais quelques bonnes nouvelles sont également de la partie, comme le nombre de femmes députées qui n’a jamais été aussi élevé : 223 contre 155 en 2012. Et les élus s’offrent un coup de jeune, puisque l’âge moyen des députés français baisse de 5 ans à 48 ans et 8 mois (avec deux députés de seulement 23 ans).

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