Face aux scènes de violence qui ont marqué la 8ème manifestation des Gilets Jaunes à Paris, samedi 5 janvier, le Premier ministre a annoncé une série de mesures dissuasives.

Un fichier pour recenser les manifestants violents

Les images de l’acte VIII de la mobilisation des Gilets Jaunes à Paris, qui circulent sur Internet depuis plusieurs jours, témoignent d’une violence sans précédent contre les forces de l’ordre. Une violence contre laquelle le Premier ministre a décidé de hausser le ton, lundi 7 janvier 2019, sur le plateau de TF1. Interrogé sur les dispositions qu’allait prendre le gouvernement pour éviter de tels excès, Édouard Philippe a annoncé un panel de mesures qui, à plus ou moins court terme, devront mettre un terme à la violence contre les institutions de la République.

Parmi ces mesures, le Premier ministre a annoncé la création d’un fichier centralisé qui permettrait de recenser tous les manifestants qui se sont caractérisés par leur violence. Ces derniers pourraient être interdits de cortège dès les barrages filtrants mis en place avant les manifestations.

80.000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour l’acte IX des Gilets Jaunes

Dès samedi prochain, qui sonnera l’acte IX des Gilets Jaunes, le Premier ministre a annoncé que serait mis en place un dispositif d’une ampleur inédite depuis l’acte V, le 15 décembre dernier. 80.000 membres des forces de l’ordre seront déployés sur tout le territoire et des engins blindés pourraient également être mis à disposition.

« Si l’on veut défendre la liberté de manifester [...] il faut faire évoluer notre droit et compléter notre dispositif législatif », a poursuivi Édouard Philippe, annonçant un projet de loi visant notamment à davantage poursuivre les manifestants qui se rendent coupables de violences et de dégradations selon le principe du « casseur payeur ». La Justice pourrait alors faire preuve de sévérité, et le nombre de condamnations – actuellement situé autour de 1.000 – pourrait augmenter.

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