La solution pour éviter les embouteillages Parisiens est-elle de naviguer sur la Seine ? C’est en tout cas l’idée mise en avant par les inventeurs de Sea Bubble, un taxi électrique volant sur l’eau. Alain Thébault, son créateur, affirme que des essais devraient avoir lieu prochainement.

Un fonctionnement particulier

Il s’agit en réalité d’un petit bateau faisant la même taille qu’une petite voiture. Il sera monté sur des « foils », des sortes d’ailes inclinées à 45 degrés. Ces bulles propulsées par un moteur électrique pourront servir de desserte urbaine ou même de transport pour les touristes. Un mécanisme leur permet de s’élever au-dessus de l’eau à une vitesse qui dépendra notamment de la législation en vigueur.

Sea Bubble se rechargera grâce à des hydroliennes placées sous les stations d’amarrage. C’est en réalité le courant de la Seine qui procurera l’électricité nécessaire aux taxis qui viendront s’y recharger. Les véhicules sont équipés d’un moteur qui entraine deux hélices. L’autonomie est de 100 km et la vitesse est pour l’instant fixée à 18 km/h, soit la vitesse maximale autorisée sur la Seine.

Une invention au coût dégressif

Le pilote de cet engin pourra transporter quatre passagers au maximum entre les différentes stations. Le but, pour les concepteurs, est de les rendre totalement automatiques et autonomes. Une démonstration publique sera organisée au printemps dans la capitale. « Dans un premier temps, il y aura des chauffeurs, mais rapidement, notre véhicule peut devenir autonome », affirme Alain Thébault.

Ce projet a déjà séduit Henry Seydoux, le patron de Parrot, qui le soutient financièrement, et la Mairie de Paris. De plus, Anne Hidalgo souhaite que la capitale soit la première ville à disposer de Sea Bubbles. Le coût du premier prototype est estimé à 800 000 € mais son concepteur espère vendre ses véhicules à 12 000 € l’unité.

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