Une nouvelle norme autorise la présence de substances jugées nocives, dans des produits dits « bio » ou « naturels ». Les associations de consommateurs s’inquiètent.

Une nouvelle norme nuit à la qualité du « bio »

Le produit « naturel et bio » que vous achetez en magasin ne l’est peut-être pas tant que ça. Une nouvelle norme, baptisée ISO 16 128, rend possible les appellations « naturel » ou « bio » pour des produits qui contiennent des substances douteuses, à condition qu’elles ne soient présentes qu’en très petites quantités.

Parmi ces substances : des OGM, des perturbateurs endocriniens comme le paraben, du silicone, voire même des « substances issues de carcasses d’animaux », indique Le Parisien dans un article consacré au sujet.

Des perturbateurs endocriniens autorisés dans des produits dits « naturels »

Les consommateurs attachés à la qualité de leurs produits sont inquiets, notamment parce que cette manœuvre tend à se faire dans leur dos, comme l’explique Romain Ruth, président de Cosmébio, un organisme qui représente l’industrie de la parfumerie et de la cosmétique naturelle et bio, pour le quotidien : « Selon cette norme, les fabricants déclarent simplement leurs ingrédients et s’exonèrent du contrôle indépendant d’organismes certificateurs. C’est un peu comme si, non seulement on supprimait les limitations de vitesse, mais aussi la police ! ».

Pour rassurer le consommateur, des associations se sont regroupées pour tenter de convaincre les autorités d’imposer l’inscription d’un pourcentage sur les étiquettes des produits. Ce dernier permettrait à l’acheteur de vérifier dans quelle mesure le produit qu’il achète contient des substances indésirables.

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