Les jouets connectés rencontrent beaucoup de succès auprès des enfants, mais ils pourraient aussi intéresser les pirates informatiques avec qui ils peuvent rentrer en contact. Plusieurs associations de consommateurs mettent en garde les parents.

Des failles de sécurité dans les jouets connectés

Si vous n’avez pas encore acheté vos cadeaux de Noël, voici un conseil : méfiez-vous des jouets connectés ! Des associations de consommateurs allemandes et anglaises ainsi que des experts en sécurité informatique ont relevé des failles, qui pourraient permettre à un étranger de communiquer avec un enfant dont le jouet a été piraté.

L’enquête, rapportée par le Guardian le 14 novembre 2017,  révèle que sur les sept jouets testés, 4 avaient des défaillances de sécurité. Selon nos confrères, « la connexion Bluetooth n'est pas sécurisée, ce qui signifie qu’il n’y a pas besoin d'un mot de passe ni même d'une toute autre authentification pour pirater les jouets et commencer à échanger des messages avec un enfant ».

Les fabricants doivent remédier à ces failles de sécurité

Dans la ligne de mire des experts : le Furby Connect, le robot connecté i-Que, les peluches Toy-Fi Teddy et CloudPets. Alex Neill, directrice générale des services juridiques de l’association de consommateurs Which ?, exhorte les clients à la prudence : « La sûreté et la sécurité devraient être la priorité absolue de tout jouet. Si elle n'est pas garantie, les produits ne devraient pas être vendus » lit-on dans les colonnes du journal.

Face à ces accusations, plusieurs fabricants dont Hasbro se sont défendus, en affirmant que « Les membres de la BTHA (British Toy and Hobby Association) investissent beaucoup dans la sécurité des jouets et la confidentialité des données ». Ils ont également assuré qu’ils allaient remédier à ces failles. En attendant, les jouets sont toujours en vente…

À lire aussi : Facilement piratables, des milliers de pacemakers doivent être mis à jour