À l’approche de la prochaine réforme fiscale, Bercy a estimé le montant de l’impôt sur le revenu au 1er janvier 2020, selon des situations familiales différentes.

Une baisse moyenne de 304 euros par foyer

La prochaine réforme fiscale devrait voir une baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu, concentrée « sur les classes moyennes qui travaillent », d’après le Premier ministre Édouard Philippe. Une baisse nette de 350 euros en moyenne est à prévoir sur les 12 millions de foyers fiscaux soumis à la première tranche et de 180 euros pour les cinq millions assujettis à la tranche supérieure à 30%. Soit une moyenne de 304 euros pour les 17 millions de foyers fiscaux imposés. Mais les gains annuels dépendront de la situation de chaque foyer. Le Parisien-Aujourd’hui en France dévoile les spécificités.

Les couples sans enfants à charge sont les grands gagnants de la future réforme. Cette catégorie de foyers connaîtra une baisse d’impôts de 892 euros, avec un revenu mensuel de 4.600 euros à deux, soit 21,4% de moins qu’actuellement. Pour ceux gagnant 3.000 euros par mois, la baisse sera de 151 euros, tandis que ceux dont les revenus sont à 6.000 euros, ils paieront 250 euros en moins, au 1er janvier 2020. 

Des réductions différentes selon les situations

Pour les couples avec deux enfants à charge gagnant 4.600 euros par mois, l’impôt sera réduit de 31,9%, soit 885 euros. Dès lors que le foyer perçoit un revenu de 4.000 euros par mois, le gain annuel sera de 181 euros (-17,5%) et de 250 euros, si le couple gagne 6.500 euros par mois. Un parent élevant son enfant seul et dont le salaire se situe autour de 2.600 euros par mois, bénéficiera d’une réduction de 29,7%, soit 225 euros en moins que cette année. Avec un revenu mensuel de 3.600 euros, la baisse sera de 568 euros, soit 21,4% tandis que ceux qui gagnent 4.600 euros net verront une diminution limitée à 125 euros. 

Quant aux célibataires sans enfant à charge percevant 2.000 par mois, la baisse atteindra jusqu’à 541 euros, soit 33,2% de moins qu’en 2018. Avec un revenu mensuel de 3.000 euros, la baisse d’impôt se limitera à 125 euros. De quoi redonner un peu d’oxygène pour les foyers déjà impactés par la hausse du prix de l’électricité le 1er juin 2018.

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