L’Amazonie en est la principale victime à 53 % avec la disparition de 42.510.000.000 m2 de couvert forestier par an, soit 1.350 m2 à chaque seconde, ce qui correspond à la surface d’un terrain de football toutes les 7 secondes. Dans un nouveau rapport, WWF dénonce des opérations inquiétantes.

Une déforestation en toute légalité

L’association WWF dénonce dans son dernier rapport intitulé Living Amazon Report 2016, un nombre inquiétant d’opérations légales ayant occasionné la dégradation, la réduction des effectifs et le déclassement des aires protégées. Le WWF a identifié 31 « fronts de déforestation » en Amazonie qui mettent en péril le bon état de la forêt dans son ensemble.

Toutes les activités, qu’elles soient agricoles ou d’élevage, constituent la première cause de la déforestation et s’expliquent par la recherche de profits des pays de la région et du reste du monde. Le massacre se traduit par 250 projets de construction de barrages et 20 projets de construction de routes qui pourraient sévèrement dégrader la nature dans sa globalité.

WWF met en place une stratégie collective

L’Amazonie avait déjà subit de plein fouet les effets de la déforestation avec une augmentation de 16% sur un an. L’association appelle donc les pays de la région amazonienne à mettre en place une stratégie intégrant la conservation et le développement soutenable afin de préserver les ressources naturelles et les services écologiques rendus par le biome amazonien indispensable à la région comme à la planète.

Au Brésil, 6,5 millions d’hectares d’aires protégées pourraient être affectés. En effet, une récente analyse montre que depuis 2005 les opérations de ce genre sont de plus en plus nombreuses. Afin de rendre possible la construction de barrages hydroélectriques, ces opérations sont mise en place et entraînent la dégradation, la réduction des effectifs et le déclassement des aires protégées.