Les déchets plastiques sont un véritable fléau écologique que les chercheurs tentent de réduire. Seul souci : leur destruction coûte cher, est polluante ou est très lente. Du coup, il n’y a pas vraiment de solution viable et les déchets s’accumulent sur les terres et, bien évidemment, dans la mer. Mais peut-être que Mère Nature avait une solution simple qu’on ne connaissait tout simplement pas encore.

Une larve qui mange du plastique

La découverte a été faite un peu par hasard par Federica Bertocchini, une chercheuse au Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC) et apicultrice amateur. C’est dans le cadre de cette seconde activité qu’elle a remarqué un phénomène étrange : lorsqu’elle plaçait les ruches infectées par le parasite Galleria Mellonella, une larve très commune appelée aussi fausse teigne de la cire, dans des sacs plastique, des trous se formaient sur le plastique.

Le phénomène était régulier et très rapide et il n’aura pas fallu longtemps à la chercheuse pour comprendre d’où il venait : c’étaient les larves de ce parasite qui mangeaient le plastique à une vitesse jamais vue : 92 milligrammes en 12 heures. Ça peut paraître peu mais pour les chercheurs c’est une véritable prouesse qui peut ouvrir la voie à de nouveaux axes de recherche.

Bio-dégrader le plastique qui erre dans le monde entier ?

Les chercheurs vont maintenant se pencher sur le processus de dégradation du plastique via cette larve car il est particulièrement intéressant. La larve ne mange pas n’importe quel plastique mais le polyéthylène, soit l’un des types de plastique les plus résistants.

Il se pourrait, selon les chercheurs et leurs premières conclusions, que la larve ne se contente pas de détruire le plastique, mais elle le désagrège à un niveau plus fondamental grâce à sa bave. Réussir à la synthétiser pourrait permettre de résoudre le problème du plastique perdu dans la nature de manière totalement respectueuse de l’environnement.