Comment ont été créées les fleurs ? C’est à cette question, qui a longtemps hanté Darwin, que se sont attachés à répondre des chercheurs du CNRS. Les premiers résultats de leur étude viennent d’être publiés.

La complexité de la fleur intéresse les chercheurs

Le mystère des plantes à fleurs vient d’être, en partie, levé. Une étude menée par des chercheurs du Laboratoire de physiologie cellulaire et végétale du CNRS vient apporter un éclairage nouveau sur l’origine de ces végétaux qui n’ont pas toujours existé, mais sont apparus sur terre il y a un peu plus de 400 millions d’années. Les découvertes de ces chercheurs viennent d’être publiées dans la revue New Phytologist.

Dans cette publication, ces chercheurs ont voulu répondre à une question : « comment la nature a-t-elle pu inventer la fleur ? » , alors que celle-ci n’était faite, auparavant, que de « gymnospermes », des structures beaucoup plus basiques qui possèdent des cônes mâles et femelles, telles que la pomme de pin tandis que la fleur que nous connaissons est beaucoup plus complexe puisqu’elle rassemble des organes mâles (étamines) et femelles (pistil), entourés par des pétales et des sépales, et que les ovules, au lieu d'être nus, sont protégés au sein du pistil.

La fleur : le fruit de l’évolution

Et pour répondre à cette question, ils se sont justement concentrés sur une plante gymnosperme, qui pousse en Namibie et en Angola, appelée Welwitschia mirabilis. Chez cette plante, les chercheurs ont découvert des gènes très proches de ceux qui sont à l’origine de la formation des fleurs.

« Le fait de trouver une cascade de gènes similaire chez les plantes à fleurs et leurs cousins gymnospermes indique qu'il s'agit là d'un héritage de leur ancêtre commun », indiquent les chercheurs dans un communiqué. « Ce mécanisme n'a pas eu à être inventé au moment de l'origine de la fleur : il a simplement été hérité et réutilisé par la plante, un processus souvent à l'œuvre dans l'évolution ». La découverte est importante, et appelle des recherches supplémentaires. Les auteurs de cette étude ont d’ailleurs déjà annoncé qu’ils continuaient d’étudier d’autres traits, notamment pour mieux comprendre comment a émergé la première fleur.

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