Mercredi 24 juillet marque le début des régularisations à la hausse ou à la baisse des impôts n’étant pas intégrés au prélèvement à la source. 

2,5 milliards d’euros d’avantages fiscaux accordés

Allez-vous toucher ou devoir rembourser de l’argent ? Telle est la réponse que vous devez recevoir depuis mercredi 24 juillet dans vos boîtes aux lettres. Les réductions et crédits d’impôt accordés en janvier dernier à 6,2 millions de contribuables, pour un montant total de 5,5 milliards d’euros, vont être régularisés. L’acompte de 60% reçu en janvier n’était pas un cadeau mais une avance sur les réductions et crédits d’impôt qui auraient dû être perçus durant l’été. 

Le fisc doit donc soit verser par virement un complément, soit demander de lui rembourser le trop perçu, sur la base de la déclaration de revenus remplie au printemps 2019. D’après Le Figaro, environ 2,5 milliards d’euros d’avantages fiscaux devraient être accordés à des millions de contribuables. 

Solde positif ou négatif 

L’acompte de 60% versé au début de l’année était voulu par Bercy pour éviter les avances de trésorerie trop importantes sur certains types de dépenses. Sont concernés l’emploi d’un salarié à domicile, les frais de garde pour jeunes enfants, les dons aux associations, les cotisations syndicales, les dépenses d’accueil en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ou des investissements locatifs. 

L’acompte a été calculé par le fisc en janvier 2019 à partir de la déclaration de 2017. C’est ainsi que le solde peut s’avérer être positif ou négatif. Si vos dépenses, ouvrant droit à un crédit ou une réduction d’impôt, ont été similaires en 2017 et 2018, vous percevrez les 40% restants. À l’inverse, si vous n’avez pas effectué de dépenses vous donnant le droit à ces avantages en 2018, alors que vous aviez eu ce type de frais en 2017, vous devrez rembourser en partie ou entièrement l’avance de janvier.

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