Les travaux liés à la COP22 se sont terminés vendredi dernier à Marrakech. Cette conférence aura permis d’avancer sur certains points, notamment par l’adoption d’un programme de travail visant à appliquer l’Accord de Paris.

Un consensus en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique

Le bilan de la COP22 paraît léger, se résumant principalement à l’agenda de la prochaine réunion qui aura lieu en 2018. Les 196 pays rassemblés à Marrakech se sont engagés à mettre en œuvre d’ici là les règles d’application de l’Accord de Paris.

Les pays européens ont imposé leur vision commune et se donnent le temps pour instaurer les règles d’application contrairement à ce que demandaient les pays pauvres. En effet, ces derniers exigeaient davantage de moyens pour faire face aux dérèglements climatiques. D’un autre côté, 47 pays dont le Bangladesh et l’Ethiopie, vont tenter de limiter le réchauffement moyen à 1,5 °C. Pour arriver à cette fin, les pays réunis dans le « Climate Vulnerable Forum » se sont engagés à utiliser 100 % de leurs énergies renouvelables entre 2030 et 2050.

L’Allemagne souhaite diviser par 10 ses émissions de gaz à effet de serre

L’Allemagne a annoncé un plan pour réduire de 80 à 95 % ses émissions de carbone d’ici 2050, par rapport à l’année 1990. Les États-Unis font mieux en proposant une diminution de 80 % d’ici 2050, mais par rapport à l’année 2005. Toutefois, le changement d’administration dans ce pays rend cette promesse caduque.

Les pays négociateurs se retrouveront trois fois d’ici la COP24. Ils se réuniront à Bonn en mai 2017, puis en novembre prochain lors de la COP23 et une troisième fois en mai 2018. La déclaration finale de la COP22 a réaffirmé l’engagement des pays développés à verser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à lutter contre le réchauffement climatique. 

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