Cette nouvelle ne devrait pas plaire à tout le monde. Les appels non urgents passés au serveur local de la préfecture de police de Paris seront bientôt facturés 6 centimes d’euro la minute. Toutefois, ceux passés au service d’urgence resteront gratuits, comme l’a révélé Le Parisien.

Les appels non urgents facturés 6 centimes d’euro la minute

Contacter la police à Paris sera prochainement payant lorsqu’il ne s’agit pas d’appeler les numéros d’urgence. Pour joindre la préfecture de police de Paris, il faudra désormais composer le 34 40. Cet appel sera surtaxé : 6 centimes d’euro la minute.

Depuis le 18 janvier 2017, un serveur vocal interactif remplace le standard de la préfecture de police et les numéros de l’ensemble des commissariats parisiens, afin de « rendre plus simple et plus fiable les demandes d'information non urgentes », comme le rapporte le journal Le Parisien. Les appels non urgents se chiffrent autour de 450 000 chaque année, il s’agit principalement de demandes de naturalisation, d’obtention de cartes grises ou encore de permis de conduire.

Une surtaxe destinée à décharger les commissariats parisiens

Ce projet initié depuis 2013, dans le cadre de la modernisation et la simplification de l’accueil des usagers, devrait permettre de « rationaliser la gestion des appels et à décharger des tâches téléphoniques les fonctionnaires des commissariats », selon la préfecture.

La création de la plateforme des appels non urgents (Pfanu) sera gérée par une quarantaine d’agents publics. Si la mise en place de ce numéro unique semble faire l’unanimité, la surtaxe quant à elle pose problème. « Il ne s’agit évidemment pas de faire des profits (…) Il s’agit simplement d’une mesure d’autofinancement », a déclaré la préfecture de Police au quotidien Le Parisien. Cependant, les associations d’usagers sont fermement opposées au principe d’une surtaxe pour un service public. 

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