Des machines capables d’interpréter les émotions humaines permettraient de proposer des services sur mesure aux utilisateurs. Ces possibilités pourraient devenir réelles grâce à l’avenir de l’automobile notamment.

Les véhicules autonomes : un exceptionnel vecteur de communication

La voiture sans chauffeur sera présentée au Mondial de l’automobile qui se tiendra le 1er octobre. Tous les constructeurs s’intéressent aujourd’hui à la question de la conduite autonome. L’intérêt dépasse même largement le seul cercle des constructeurs, puisque de multiples acteurs investissent dans ce domaine.

Prochainement, les feux de circulation et les acteurs publics pourront aussi communiquer des informations en temps réel aux véhicules et ainsi les faire apparaître sur le tableau de bord des conducteurs. Ces voitures pourront même se signaler les unes aux autres à l’approche d’une intersection dangereuse par exemple.

Des risques liés à la sécurité

Ces progrès ne sont pour autant pas synonyme d’invulnérabilité. La sécurité informatique est notamment mise en cause, puisque pendant plusieurs années, les constructeurs n’ont pas pris en compte les éventuels dangers liés au piratage. Deux chercheurs ont relativisé la portée de la conduite automatisée concernant la sécurité, en pointant plusieurs problèmes. Selon eux, « les voitures sans conducteur ne seront pas épargnées par des problèmes techniques ou électroniques. Au contraire, leur sophistication pourrait les rendre plus vulnérables et donc augmenter le risque de pannes et d’incidents. »

En éliminant l’erreur humaine à l’origine de nombreux accidents, la voiture autonome pourrait cependant sauver des millions de vie. Toutefois, le chemin reste encore long avant de pouvoir rouler dans une voiture sans conducteur en toute confiance.