Les feux de forêt qui brûlent depuis une semaine continuent à se propager dans le centre et le sud du Chili, y compris non loin de la capitale, Santiago. 250 000 hectares de forêt ont déjà été ravagés. Il s’agit principalement de pins et d’eucalyptus.

Le Chili se dote d'un avion-pompier

Des températures élevées et des vents forts empirent la situation au Chili, qui n’enregistre que des faibles améliorations. Même si certains foyers ont pu être éteints, 184 incendies sont toujours actives dans le pays.

Un premier vol d’un Boeing 747 Supertanker le 25 janvier 2017 a permis de pulvériser 73 000 litres d’eau, afin d’atténuer l’ampleur d’une partie des brasiers et de permettre aux pompiers de s’en approcher. Mais le survol des feux les plus intenses n’a pas été possible à cause d’une forte concentration de fumée. Les vols ne peuvent pas non plus être aussi fréquents qu’il le faudrait, à cause de l’encombrement de la partie militaire de l’aéroport de Santiago par d’autres aéronefs, ce qui rend compliquées les manoeuvres et le ravitaillement de l’avion en carburant et en eau. L’autre problème réside dans le fait que le retardateur de feu n’est pas disponibile au Chili. Il s’agit d’un liquide rougeâtre et dont la texture est proche de celle du ketchup, lui permettant, à la différence d’une simple eau, de rester assez longtemps sur les arbres et retarder durablement la propagation des feux.

Feux d'origine humaine et conditions météo favorables

4 000 pompiers, militaires et bénévoles combattent ces feux. 20 camions-citernes et 27 hélicoptères les y aident. 200 habitations ont déjà été détruites et l'on dénombre à ce jour 3 décès et 34 personnes blessées. Sur les 191 feux de forêt, seuls 7 ont pu être éteints. La plupart de ces feux sont le travail de pyromanes. La « règle de 30 », comme l’appellent les pompiers, accentue l’ampleur du désastre : le « cocktail explosif » formé par une température supérieure à 30 degrés, une humidité inférieure à 30 % et des vents dont la vitesse est supérieure à 30 km/h. Le gouvernement a décrété l'état de catastrophe naturelle dans deux régions.

Il s’agit de feux de forêt d’une ampleur qui n’a pas été constatée depuis des décennies. Au cours des années 2016-2017, le Chili a perdu 281 000 hectares de forêt, dans 2 883 feux de forêt différents.