Santé publique France a recensé la présence de polluants dans l’organisme d’un large panel de Français. Les résultats laissent à penser que chacun d’entre nous abriterait six polluants. 

Plus de 3.000 personnes testées

Sommes-nous tous pollués ? C’est en quelque sorte ce qui ressort d’une étude de Santé publique France qui a analysé l’organisme d’un large échantillon de Français pour tenter de mesurer la présence de polluants. Si tout le monde est concerné, les niveaux d’imprégnation sont plus élevés notamment chez les enfants. 

L’ensemble des Français comportent dans l’organisme du bisphénol, du phtalate, des parabènes, des éthers de glycol, des retardateurs de flamme bromés et des composés perfluorés. 2.203 adultes et 1.104 enfants ont été soumis à des prélèvements biologiques (cheveux, urine…) et ont rempli un questionnaire sur leurs habitudes de vie et consommation alimentaire. 

En cause, des objets du quotidien

Les causes ne laissent que peu de doutes. L’utilisation de produits cosmétiques, la fréquence de l’aération du logement ou les produits ménagers sont les sources d’exposition les plus probables aux polluants. « L’utilisation de produits cosmétiques et de soins augmente les niveaux d’imprégnation des parabènes et des éthers de glycol », dénonce Santé publique France qui encourage les Français à aérer leur logement pour faire baisser « les niveaux d’imprégnations en composés perfluorés et en retardateurs de flamme bromés ». 

Pas d’inquiétude pour autant, il n’y a pas de risques avérés sur la santé. D’ailleurs, les niveaux en France sont comparables à des études menées à l’étranger, aux États-Unis ou au Canada par exemple. Toutefois, l’Outre-Atlantique connaît des niveaux plus faibles en parabènes et en retardateurs de flamme. 

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