Ségolène Royal a reçu le 25 mars dernier le volume 5 du rapport "Le climat de la France au XXIème siècle" qui s'intéresse au changement climatique et au niveau de la mer d'un point de vue mondial et français. Un rapport qui met en avant plusieurs impacts.

Une tâche difficile

Lors des trois derniers millénaires, le taux d'élévation du niveau de la mer s'est stabilisé à 0,5mm/an mais cette tendance s'est accélérée au XXème siècle. Examiner cette augmentation n’est pas une tâche facile puisque beaucoup de paramètres interviennent, ou non. On pense généralement que cette augmentation est provoquée par le réchauffement des océans, la fonte des glaciers et des calottes polaires. Mais on ne sait pas en revanche, si l’augmentation de l’écoulement des calottes du Groenland et de l’Antarctique doit être prise en compte.

Anticiper les impacts à venir

La montée du niveau de la mer devrait avoir de fortes disparités régionales et dépendra donc de plusieurs paramètres comme la température de l'océan, de la pression de surface ou de la salinité. Cependant, de manière plus sûre et notamment pour la France, on peut évaluer les impacts potentiels, la vulnérabilité de nos côtes face aux changements climatiques qui provoquent cette montée.

Les conséquences majeures

Première conséquence : une aggravation des submersions marines. La grande attractivité des littoraux mettent les personnes, les habitations et les entreprises situées sur les côtes en danger de submersion temporaire. Il sera donc nécessaire de changer notre adaptation qui n'est pas assez forte face aux changements climatiques.

L'élévation du niveau de la mer peut aussi avoir un impact sur le recul des côtes, des plages en France et dans le monde. Pour contrer cela, il faudra prendre en compte l'élévation de la mer dans la gestion des risques pour toutes les infrastructures côtières et élargir les zones de transports sédimentaires littoraux. Pour les infrastructures côtières et portuaires qui s'adaptent déjà aux conditions hydrauliques, elles devront aussi prendre en compte les évolutions et les augmentations de ce risque afin d'optimiser ses zones protégées.

Ce rapport a été réalisé par le Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.

Vous pouvez retrouver le rapport complet par ici.