À partir du 1er janvier 2017, les règles changent pour le don d’organes en France. En effet, le principe du « consentement présumé » sera renforcé et par ailleurs, il sera plus facile pour les personnes qui y sont opposées de manifester leur refus.

Une procédure simplifiée et plus encadrée

Si en 2015, le nombre de personnes en attente de don s’élevait à 21 464, seules 5 746 ont obtenu une greffe. Ce chiffre pourrait toutefois augmenter suite à l’évolution de la législation en matière de don d’organes en France. En effet, jusqu’à maintenant, les personnes qui refusaient de faire don de leurs organes devaient le faire savoir en envoyant un courrier à l’Agence de la biomédecine, afin de figurer sur le registre des refus. Seules 150 000 personnes ont fait ce type de démarche à ce jour.

Dorénavant, cette démarche sera facilitée, puisqu’il suffira de s’inscrire en ligne sur le registre des refus ou d’exprimer sa volonté à ses proches. Les proches devront alors retransmettre par écrit ce souhait au corps médical suite au décès. Il sera également possible d’exprimer un refus partiel, en acceptant de faire le don de certains organes ou tissus.

Diminuer le nombre de refus de dons d’organes

En renforçant le principe du « consentement présumé » et en simplifiant les modes de refus, les associations pour le don d’organes espèrent voir le nombre de donneurs augmenter. « Comme pour toutes les lois, il y a le texte et l’application. Il est difficile de préjuger des résultats, de savoir comment les familles vont réagir et si ce changement aura un impact sur le don d’organes », précise le vice-président de France Adot, la fédération des associations pour le don d’Organes et de Tissus Humains.

Des cartes de donneur sont disponibles pour les personnes qui y sont favorables. En revanche, l’absence d’expression du refus vaut acceptation depuis le 1er janvier 2017, sauf en cas de forte opposition des proches.