D’abord repoussée de six mois par le gouvernement, la hausse des taxes sur les carburants, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2019, est finalement annulée pour l'année à venir.

Les hausses de taxe sur les carburants « sont annulées pour 2019 »

Le président Emmanuel Macron l’a annoncé le mercredi 5 décembre 2018 en Conseil des ministres : pas de moratoire de six mois pour la hausse des taxes sur les carburants qui devait entrer en vigueur le 1er janvier prochain. La mesure est tout simplement annulée... pour 2019.

Cette décision, d’abord annoncée le mercredi 5 décembre au soir par l’Élysée, a été confirmée dans la foulée sur BFMTV par François de Rugy, ministre de la Transition écologique. « On met tout sur la table pendant les débats que nous avons proposés les trois premiers mois de l'année [2019]. Est-ce qu'il y a d'autres moyens ? Est-ce qu'il faut poursuivre la taxe ? Tout ça, on le mettra en débat », a-t-il expliqué.

Pas de retour de l’ISF

Concrètement, les trois taxes concernant les carburants ne connaîtront donc pas de hausse au 1er janvier prochain : la taxe carbone, dont la hausse aurait représenté « trois centimes sur le litre de carburant » ; la taxe sur le gazole, qu’il était prévu de monter au même niveau que celle sur l’essence (« c'était trois centimes supplémentaires sur le gazole », a expliqué le ministre) ; et enfin, la taxe sur le gazole non routier, utilisé par les engins de chantier et pour différents usages professionnels.

L’Élysée a précisé que « le débat citoyen et parlementaire des semaines et des mois à venir devra permettre de trouver les solutions et les financements qui répondront aux enjeux de la transition écologique, solutions qui devront préserver le pouvoir d'achat de nos concitoyens ». Emmanuel Macron a par ailleurs également tenu à clarifier sa position au sujet d’un retour de l’ISF, évoqué par certains ministres encore mercredi 5 décembre 2018 : c’est tout simplement exclus. 

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