Un diagnostic anticipé du cancer du poumon permettrait de sauver 7.500 vies par an. Un groupe d’experts plaide en faveur de l’adoption de ce protocole en France.

Le cancer du poumon fait plus de 30.000 morts par an en France

Le cancer du poumon est l’un des plus fréquents en France. Il touche chaque année environ 49.000 personnes. En 2017, 32.000 hommes et 17.000 femmes ont été diagnostiqués. Ce cancer, dont l’une des causes principales demeure le tabac, est également l’un des plus meurtriers : on compte un peu plus de 30.000 morts par an.

Et pourtant, cette mortalité pourrait être fortement diminuée par la mise en place d’un protocole de diagnostic précoce. C’est en tout cas ce que suggèrent les auteurs d’une vaste étude néerlando-belge, qui estime que réaliser un examen par scanner thoracique peu irradiant sur une population à risque, comme les fumeurs, permettrait de dépister des tumeurs qui ne sont, généralement, diagnostiquées que très tard.

7.500 vies pourraient être sauvées chaque année

Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs de cette étude ont étudié les cas de 15.000 personnes, âgées de 50 à 75 ans. Ces participants étaient tous de gros fumeurs ou d’anciens gros fumeurs. Tous ont subi cet examen et, lorsqu’une tumeur a été diagnostiquée tôt, ont pu être opérés et, lorsque la situation l’imposait, ont subi une chimiothérapie. Conclusion : au terme de 10 ans d’observation, la prévalence de la mortalité du cancer du poumon a diminué de 25% chez les hommes contre 40% à 60% chez les femmes.

Ce protocole de dépistage permettrait de sauver, en France, environ 7.500 vies par an. Convaincus par le bénéfice représenté par les conclusions de cette étude, l’Intergroupe francophone de cancérologie thoracique (IFCT), la société d’imagerie thoracique (SIT) et l’association de patients « De l’air ! » plaident pour l’adoption de ces diagnostics en France, et ce dans les plus brefs délais.

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