Au terme d'une semaine de lutte contre le feu, les autorités canadiennes ont annoncé que la ville de Fort McMurray, située dans la région de l'Alberta, avait été quasiment sauvée de ce gigantesque incendie, qui a déjà détruit 200 000 hectares de forêts.

« Il apparaît que 90 % de la ville de Fort McMurray est sauvée », a ainsi déclaré Rachel Notley, Première ministre de la province de l’Alberta, située à l'ouest du Canada, qualifiant de « miracle » le fait d'avoir pu évacuer toute la population de la ville en si peu de temps. L'heure est toutefois au bilan et sur les milliers d'hectares qui ont été détruits par cet incendie d'une intensité inédite, plus de 2 000 habitations sont aujourd'hui réduites en cendres.

Les autorités misent sur une météo favorable

Les feux de Fort McMurray avancent toujours, mais progressent désormais beaucoup plus lentement. Les foyers d'incendie se trouvent aujourd'hui à 40 km de la ville, près de la frontière avec la province de Saskatchewan. Les autorités espèrent maintenant que la météo, plus clémente depuis ces derniers jours, favorisera le travail des pompiers.

Les enjeux restent néanmoins importants, puisque si la ville de Fort McMurray est hors de danger, les mines de sables pétrolifères situées au nord de la ville sont encore susceptibles d'être attrapées par les flammes. Les averses attendues sur cette partie du Canada, ainsi que les vents prévus pour souffler jusqu'à 60 km/h vers l'Est, devraient néanmoins éloigner rapidement le feu de ces sites sensibles.