Chant du coq, son des cloches... De plus en plus de néo-ruraux portent plainte contre les bruits de la campagne. Les maires des communes se rebiffent. L'un d'eux veut même une loi pour protéger ces bruits.

Une loi pour que les bruits de la campagne soient inscrit au patrimoine rural

Certains citadins, venus à la campagne pensant trouver calme et sérénité, qu'ils n'ont jamais eu en ville, ont été surpris du bruit qui y régnait. Et ces néo-ruraux comme on les appelle n'ont pas hésité à porter plainte contre les chants de coqs, celui des cigales ou encore le son des cloches.

Le député des Républicains-UDI Pierre Morel-À-L'Huissier a donc décidé d'agir. il souhaite inscrire « les bruits de la campagne » au patrimoine rural. Pour ce faire, il a écrit une proposition de loi, qui devrait être discutée à l'Assemblée en octobre. Elle permettrait d’inscrire la notion de « patrimoine sensoriel » ou « inventaire du patrimoine » qui englobant bruits et odeurs de la campagne. 

Une pancarte pour prévenir les visiteurs

Le député explique sa démarche au Parisien : « L’idée n’est pas d’interdire à des personnes de contester et d’aller devant des juridictions. Mais je propose qu’une commission départementale détermine les bruits et les odeurs qui font partie prenante de la vie locale, par exemple avec la cigale en Provence. Cette commission serait composée de maires, de citoyens, de personnalités du département ou de la chambre d’agriculteurs, etc. » Et il n'est pas le seul élu à agir !

En effet, Michel Rousseau, maire d’Inchy-en-Artois (Pas-de-Calais), excédé, a décidé d’installer la même pancarte que celle de son confrère de Saint-André-de-Valborgne, dans le Gard : « Attention village français ! Vous pénétrez à vos risques et périls. Nous avons des clochers qui sonnent régulièrement, des coqs qui chantent très tôt, des troupeaux, certains ont même des cloches autour du cou, des agriculteurs qui travaillent pour vous donner à manger. Si vous n’aimez pas ça, vous n’êtes pas au bon endroit ! »

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