26 départements français ont été placés en alerte rouge par le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). La concentration dans l’air de pollens de graminées y est très élevée.

Pollens : attention aux graminées, mais pas seulement

La semaine du 17 juin 2019 sera marquée par une forte concentration de pollens de graminées. 26 départements situés sur un axe allant du Nord au Sud-Ouest connaîtront des concentrations particulièrement élevées, annonce le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Leur présence sera favorisée par le beau temps, l’abondance du soleil et des températures élevées. Mais ce pic de chaleur devrait être de courte durée, et l'arrivée d'une dégradation de la météo en deuxième partie de semaine soulagera grandement les personnes allergiques.

Mais les graminées ne sont pas les seules coupables des symptômes allergiques en ce moment. Les pollens d’olivier et de chêne restent bien présents autour de la Méditerranée avec un risque d’allergie associé de niveau moyen. Les pollens d’urticacées continuent de progresser sur l’ensemble du territoire avec un risque d’allergie de niveau faible à moyen.

La prévalence des allergies a été multipliée par 7 en 50 ans

Si le RNSA émet ce type d’alertes, c’est que les Français sont nombreux à souffrir d’allergies. Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), 20 à 30% des Français ont au moins une allergie. La prévalence de la dermatite atopique est évaluée à 15-20%, celle de l’asthme à 7-10%, celle de la rhinite et de la conjonctivite allergique à 15-20%. La prévalence des allergies a d’ailleurs fortement augmenté ces dernières décennies. Ainsi, en 1968, seuls 3,8% des Français étaient sujets aux allergies respiratoires.

Les personnes qui éternuent, ont le nez qui coule (sans que ces symptômes soient liés à un rhume) ou dont les yeux ou la peau démange, ont tout intérêt à consulter un allergologue. Même si le traitement ne pourra pas être entamé avant novembre (les pollens restant présents dans l’air jusqu’à fin octobre), le médecin pourra néanmoins prescrire des comprimés qui peuvent alléger les symptômes.

À lire aussi : Pollens : 7 conseils pour se protéger