Toutes les quatre minutes, un Français est victime d'un accident vasculaire cérébral, et pourtant, la plupart ne sont pas assez informés sur l'origine de ces attaques, et sur les bons réflexes à avoir en face du déclenchement d'un AVC.

Les enfants peuvent également être victimes d'un AVC

L'accident vasculaire cérébral (AVC) est une réalité qui touchera une personne sur six au cours de sa vie. Et pourtant, la plupart des Français ne sont pas assez informés sur le sujet, voire ne savent pas exactement ce qu'est un AVC. C'est ce que confirme un récent sondage mené par Odoxa pour la Fondation sur la recherche contre les AVC.

Selon cette étude, si 82 % des Français savent que l'origine d'un AVC se situe dans le cerveau, ils sont 18 % à penser qu'il s'agit d'un problème cardiaque. Ils sont également nombreux (23 %), à penser que seuls les adultes peuvent être victimes d'un accident vasculaire cérébral, alors que les enfants sont tout aussi concernés. Dans ces circonstances, les Français n'auraient pas les bons réflexes s'ils devaient secourir une personne victime d'un AVC. 24 % affirment qu'ils appelleraient les pompiers quand 10 % se déplaceraient eux-mêmes aux urgences.

Si vous êtes face à un AVC, appelez immédiatement le 15

Face à cette dangereuse ignorance, la Fondation sur la recherche contre les AVC rappelle que si vous êtes face à une personne qui présente des symptômes tels qu'une paralysie, des troubles visuels, une perte des fonctions motrices ou encore des difficultés à parler, vous devez immédiatement appeler le 15 (Samu). Plus les secours interviennent rapidement, plus les chances de limiter les séquelles de l'accident chez la victime seront grandes.

La Fondation rappelle en outre que « l'accident vasculaire cérébral est la conséquence de l'obstruction ou de la rupture d'un vaisseau transportant le sang dans le cerveau ». Si chacun peut se sentir concerné par le risque d'AVC, la fondation rappelle que les trois principaux facteurs de risque médicaux sont l'hypertension artérielle, le diabète et l'hypercholestérolémie. Le tabac, l'obésité, l'alcool, l'absence d'activité physique et une alimentation trop riche en sel et en graisses sont également connus pour augmenter les risques d'AVC.

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